larche_les temps d’avant


xxxx-2015

Larche, du Moyen-âge à nos jours…

Laurent SURMELY

  

 

 

Larche est une commune française située dans les Alpes du Sud, dans la Vallée de l’Ubaye, jouxtant l’Italie dont elle est séparée par le col qui porte son nom.

 

Avec sa voisine de Meyronnes, elle occupe le vallon de l’Ubayette, affluent de L’Ubaye, rivière qui irrigue la vallée éponyme. Larche est une commune de haute montagne. Son territoire s’étage entre 1 606 et 3 165 mètres d’altitude (tête de Sautron). Le village se situe à 1 697 mètres d’altitude. La commune compte seulement 74 habitants et en dehors du village un seul autre hameau dénommé Maison-Méane.

 

La commune jusqu’au milieu du XIXe siècle

 

Entre le Moyen-âge et le début du XIXe siècle, s’est développé et s’est perpétué une civilisation alpine. Les habitants vivaient de la polyculture vivrière propre aux pays de montagne mêlant culture des céréales (froment mais surtout seigle) base de l’alimentation, de légumes (pois, fèves, choux, lentilles ….) et de l’entretien de quelques arbres fruitiers complété par les ressources provenant de la cueillette et de la chasse.

 

Tous les exploitations agricoles vivaient également de l’élevage que permettaient les immenses pâturages d’altitude (appelés alpages) présents sur la commune à partir de 2000 mètres d’altitude. En général, chaque habitation comptait un petit troupeau de moutons et une ou deux vaches pour le lait. Mais ces très grands alpages ne profitaient pas seulement aux habitants mais aussi aux grands propriétaires provençaux de troupeau.

 

Depuis le Moyen-âge, chaque début d’été (mois de juin), des milliers de moutons partaient des plaines provençales (plaine de la Crau, Arles, Salon de Provence, Istres) pour venir pâturer l’herbe grasse des montagnes pastorales jusqu’à la fin du mois de septembre. La location de ces pâturages constituait un revenu important pour la commune.

 

Comme dans de nombreuses vallées alpines, les habitants complétaient leurs revenus en passant l’hiver dans les plaines. Même si l’émigration hivernale de la commune de Larche est très mal connue, on sait qu’une partie des hommes se faisaient marchands de textiles sur la cote génoise et dans le Piémont voisin.

 

Larche de par sa position au pied d’un des cols les plus bas des alpes pour aller de France en Italie (col de Larche, appelé col de la Madeleine par les italiens, 1990 mètres d’altitude) était un lieu de passage et de transit important.

 

Lors des guerres des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, la commune fut très souvent victime du passage des troupes françaises ou savoyardes et une zone de combats lors des multiples conflits s’étant produits entre la France et la Savoie.

 

Comme toute la Vallée de l’Ubaye, Larche est devenue une commune française qu’après la signature du traité d’Utrecht en 1713. Auparavant, elle faisait partie du duché de Savoie.

 

La commune était, depuis au moins le XVIIIe siècle, réputée pour l’exceptionnelle richesse botanique du vallon du Lauzanier. Des botanistes venant de Provence ou même de Paris venaient régulièrement visiter ce vallon afin de découvrir son exceptionnelle richesse florale.

 

Du milieu du XIXe siècle à la seconde guerre mondiale

  

Les relations conflictuelles entretenues entre l’Italie naissante et la France à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, eurent pour conséquence la fortification de la frontière. Larche devint une commune où les militaires faisaient partie du paysage. A partir des années 1880, de nombreux forts furent construits dans toute la Vallée de l’Ubaye. A Larche, la batterie de Viraysse, l’une des plus hautes des Alpes, fut édifiée. 

 

Dans les années 1930, de nouvelles fortifications appartenant à la célèbre ligne Maginot alpine furent également construites en amont et en aval du village.

 

Le contrôle des frontières devenant également, dans la première moitié du XIXe siècle, d’une impérieuse nécessité, une brigade de douane fut installée d’abord au col puis dans le village afin de surveiller les nombreuses allées et venues notamment l’entrée des nombreux italiens émigrant en France pour trouver du travail.

 

L’économie traditionnelle commença, comme dans l’ensemble des vallées alpines, à décliner. Le nombre d’exploitation agricoles ne cessa de décliner tout comme le nombre d’habitants (près de 800 habitants dans les années 1830, 558 habitants en 1901, 267 seulement  en 1936). Les habitants du village vivaient de plus en plus du commerce (hôtels, restaurants ……) généré par la présence des militaires, des douaniers et des gendarmes sur son territoire et des nombreux transporteurs et voyageurs passant le col.

 

La naissance du tourisme à partir de la fin du XIXe siècle, accentua cette nouvelle vocation commerciale. Les premiers ascensionnistes venant escalader les sommets réputés de la commune, les promeneurs venant découvrir en masse le magnifique vallon du Lauzanier ou le lac de la Madeleine, du côté italien à moins de deux kilomètres du col, et les premiers skieurs à partir des années 1930, favorisèrent et permirent le développement de ce petit tissu commercial.

 

Seule la venue des troupeaux provençaux continuait sans changements majeurs si ce n’est sur le plan technique.

 

Le déclin des activités traditionnelles provoqua l’exode de nombreux jeunes gens vers les villes mais surtout, particularité ubayenne, vers le Mexique. De nombreux habitants de la commune partirent entre les années 1840 et les années 1940 pour se lancer dans le commerce du textile dans de nombreuses villes mexicaines.

 

D’autres à l’image de Sébastien Robert ou de Jean Vinay tentèrent l’aventure en Argentine ou au Chili.

 

Larche depuis la seconde guerre mondiale

 

La commune a été fortement touchée et affectée par la seconde guerre mondiale. En juin 1940, suite à la déclaration de guerre de l’Italie à la France, les troupes transalpines, à partir du 20 juin, déclenchent une offensive générale sur l’ensemble de la frontière des Alpes.

 

Bien entendu, le col de Larche et son système défensif sont un de leurs objectifs principaux qu’ils ne parviendront jamais à prendre. Les français sortent victorieux de cette très courte campagne qui se termine dès le 25 juin en ne cédant qu’une infime partie de leur territoire (seul le hameau de Maison-Méane subit l’occupation italienne).

 

Ce sont les opérations de 1944/1945 qui marqueront profondément ce territoire et son paysage. Suite au débarquement de Provence en août 1944, la vallée de l’Ubaye est libérée par les troupes alliées sauf le vallon de l’Ubayette (les communes de Meyronnes et Larche) qui restent aux mains des troupes germano-italiennes jusqu’en avril 1945 et leur reprise par les troupes françaises. Transformant ce vallon en réduit défensif toutes les habitations et le réseau routier furent presque entièrement détruits. Tout ce qui restait debout fut rasé lors des combats d’avril 1945.

 

Tous les villages et hameaux de l’Ubayette, dont Larche et Maison-Méane furent reconstruits à partir de 1946. Actuellement, il n’existe plus aucune habitation, ni église, remontant avant la seconde guerre mondiale. L’exode rural continuant de faire ses ravages, un certain nombre d’habitants décidèrent avec les indemnités de guerre de reconstruire leur maison non plus sur la commune de Larche mais près de Barcelonnette, petite capitale de la Vallée de l’Ubaye (un peu moins de 3 000 habitants).

  

Le déclin de la commune bien loin de se ralentir s’accéléra alors, la population tombant à un peu moins de 100 habitants au début des années 1980. Jusqu’en 1992, l’économie de la commune se concentra de plus en plus sur la position frontière de la commune.

 

A part quelques agriculteurs et un peu de tourisme, les habitants vivaient essentiellement de la présence de la brigade de Douane, de la gendarmerie et du trafic routier passant par le col.

 

En 1992, les accords de Schengen abolirent les frontières internes au sein de L’Union Européenne sonnant le glas des brigades de douane et des gendarmeries sur les communes frontalières entre l’Italie et la France. Douaniers et gendarmes quittèrent alors petit à petit la commune, entrainant la fermeture de l’école.

 

Aujourd’hui, ses habitants vivent pour l’essentiel du tourisme. L’été de nombreux promeneurs fréquentent les vallons de l’Oronaye et du Lauzanier, de nombreux randonneurs franchissent les nombreux cols d’altitude que compte la commune, d’autres escaladent ses sommets.

 

L’hiver, Larche est le point de départ de nombreuses courses en ski de randonnée. Les trois remontées mécaniques du village permettent de s’initier au ski de piste. Mais Larche est essentiellement devenue un centre de ski nordique possédant le plus grand domaine de ski de fond de la Vallée de l’Ubaye.

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2016 09 20

 

 

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Larche, desde la Edad Media hasta

nuestros dias…

Laurent SURMELY

 

 

Larche es una Comuna francesa ubicada en los Alpes del Sur, en el Valle del Ubaye, ladeando Italia, separada de ésta por el paso que lleva su nombre.

 

Con su vecina, la Comuna de Meyronnes, ocupa  el pequeño valle del Ubayette, afluente del Ubaye, río que irriga el Valle del mismo nombre. Larche es una Comuna de alta montaña. Su territorio se escalona  entre 1606 y 3165 metros de altura (cabeza de Sautron). El pueblo se ubica a 1697 metros de altura. La Comuna tiene solamente 74 habitantes, y fuera del pueblo, una sola aldehuela llamada Maison-Méane.

 

La Comuna, hasta mediados del siglo XIX

 

Entre la Edad Media y los principios del siglo XIX, se desarrolló y perduró una civilización alpina. Los habitantes vivían de la poli cultura alimenticia especifica de los países de montaña uniendo el cultivo de los cereales (trigo y sobre todo centeno) bases de la alimentación, de hortalizas (arvejas, habas, repollos, lentejas,…) y el cultivo de algunos frutales, completado por los recursos de la recolección y de la caza.

 

Todas las explotaciones agrícolas vivían también de la ganadería permitida por los inmensos pastizales de altura (llamados "alpages") existentes en la Comuna a partir de 2000 metros de altura. Por lo general, cada habitación tenía un pequeño rebaño de corderos y una o dos vacas para la leche. Pero de estos grandes pastizales no se aprovechaban solamente los habitantes sino también los grandes propietarios de rebaños oriundos de Provence.

 

Desde la Edad Media, a principios del Verano (mes de Junio), miles de corderos salían de los llanos de Provence (llano de la Crau, Arles, Salon-de-Provence, Istres) para pastorear la hierba de las montañas hasta finales de Septiembre. El arriendo de estos pastizales constituía un ingreso importante para la comuna.

 

Como en numerosos valles alpinos, los habitantes completaban sus ingresos pasando el invierno en los llanos. Si la emigración invernal de la Comuna de Larche es muy mal conocida se sabe que parte de los hombres se hacían mercaderes de textil en la Costa de Génova y en el vecino Piamonte.

 

Larche, por su ubicación al pie de uno de los pasos más bajos de los Alpes para ir de Francia a Italia (paso de Larche, llamado paso de La Madeleine por los italianos, 1990 metros de altura) era un lugar  de paso y de tránsito muy importante.

 

Durante las guerras de los siglos XVI, XVII y XVIII, la comuna fue muchas veces víctima del paso de las tropas francesas o saboyanas y constituyó una zona de combates durante los múltiples conflictos que se produjeron entre Francia y Saboya.

 

Como todo el Valle del Ubaye, Larche no llegó a ser Comuna francesa antes de la firma del tratado de Utrech, en 1713. Pertenecía, antes, al Ducado de Saboya.

 

La Comuna era, desde por lo menos el siglo XVIII, famosa por la excepcional riqueza botánica  del pequeño valle de Lauzanier. Botanistas llegados de Provence o incluso de Paris venían muy seguido a visitar la zona con el objeto de estudiar su excepcional riqueza floral.

 

De mediados del siglo XIX hasta la segunda guerra mundial

 

Las relaciones conflictuales existentes entre Italia a punto de existir y Francia a partir de la segunda mitad del siglo XIX, tuvieron como consecuencia la fortificación de la frontera. Larche llegó a ser una Comuna donde los militares formaban parte del paisaje. A partir de los años 1880, numerosos fuertes fueron construidos en todo el Valle del Ubaye. En Larche fue edificada la batería de Viraysse, una de las más altas de los Alpes.

 

En los años 1930, nuevas fortificaciones pertenecientes a la famosa Linea Maginot fueron igualmente construidas arriba y abajo del pueblo.

 

El control de las fronteras viniendo a ser, en la primera mitad del siglo XIX, una necesidad imperiosa, una brigada de aduanas fue instalada, primero cerca del paso y, luego, en el pueblo, con el propósito de vigilar la idas y vueltas, y, sobre todo, la entrada de numerosos italianos que emigraban a Francia para encontrar trabajo.

 

Como en todos los valles alpinos, la economía tradicional empezó a declinar. El número de explotaciones agrícolas no dejó de reducirse, al igual que el número de habitantes (cerca de 800 habitantes en los años 1830, 558 habitantes en 1901, 267 solamente en 1936). Los habitantes de Larche vivían cada vez más del comercio (hoteles, restaurantes,…) generado por la presencia sobre su territorio de los militares, de los aduaneros y de los gendarmes, y también de los numerosos transportadores y viajeros que practicaban el paso.

 

El nacimiento del turismo a partir del final del siglo XIX, acentúo esta nueva vocación comercial. Los primeros ascensionistas que venían a trepar las reputadas cumbres de la Comuna, los paseantes que venían, numerosos, descubrir el Valle del Lauzanier o el Lago de la Madeleine, por el lado italiano, a menos de dos kilómetros del paso, y los primeros esquiadores, a partir de los años 1930, favorecieron y permitieron el desarrollo de esta actividad comercial.

 

Solamente la venida de los rebaños llegando de Provence continuaba sin cambios mayores, menos en el plan técnico.

 

El ocaso de las actividades tradicionales provocó el éxodo de numerosos jóvenes no solamente hacia las ciudades sino, sobre todo, particularidad del Ubaye, hacia México. Numerosos habitantes de la Comuna se fueron entre los años 1840 y los años 1940 para lanzarse en el comercio de los textiles a numerosas ciudades mexicanas.

 

Otros, como Sébastien Robert o Jean Vinay se aventuraron hacia Argentina o Chile.

 

Larche después de la segunda guerra mundial

 

La Comuna ha sido fuertemente afectada por la secunda guerra mundial. En Junio 1940, tras la declaración de guerra de Italia a Francia, las tropas transalpinas inician, a partir del 20 del mes, una ofensiva general sobre toda la frontera de los Alpes.

 

El paso de Larche y su sistema defensivo son, por supuesto, uno de sus objetivos principales. Nunca lograron éxito. Los franceses salieron victoriosos de esta muy corta campaña que se termina el 25 de Junio, cediendo solamente una parte ínfima de su territorio (solamente la aldehuela de Maison-Méane está sometida a la ocupación italiana).

 

Son las operaciones de 1944/1945 que marcarán profundamente este territorio y su paisaje. Tras el desembarque de Provence en Agosto de 1944, el valle del Ubaye es liberado de las tropas enemigas, salvo el pequeño valle del Ubayette (las Comunas de Meyronnes y de Larche) que queda en manos de las tropas germano-italianas hasta Abril 1945 y su recuperación por las tropas francesas. Transformando este valle en reducción defensiva todas las habitaciones y los caminos fueron destruidos. Todo lo que quedaba de pie fue arrasado durante los combates de Abril 1945.

 

Todos los pueblos y las aldeas del valle de Ubayette, entre los cuales Larche y Maison-Méane fueron reconstruidos a partir de 1946. No existe actualmente ni habitación ni iglesia de antes de la segunda guerra mundial. El éxodo rural continuando de causar estragos, cierto número de habitantes decidieron, con sus indemnizaciones de guerra, volver a construir sus casas no sobre la Comuna de Larche, sino cerca de Barcelonnette, pequeña capital del valle del Ubaye (un poco menos de 3000 habitantes).

 

El ocaso de la Comuna, lejos de desminuir, se acelera, la población descendiendo a poco menos de 100 habitantes alprincipio de los años 1980. Hasta 1992, la economía de la Comuna se centra cada vez más sobre su posición fronteriza.

 

Salvo agricultores y un poco de turismo, los habitantes vivían esencialmente de la presencia de la Brigada de Aduanas y de la Gendarmería, y del movimiento caminero en el paso.

 

En 1992, el convenio de Schengen suprime las fronteras internas de la Unión Europea, poniendo fin a la presencia  de las Brigadas de Aduana y de las Gendarmerías sobre las Comunas fronterizas entre Italia y Francia. Los aduaneros y los Gendarmes se alejaron poco a poco de la Comuna, provocando el cierre de la escuela.

 

Hoy día, los habitantes de Larche viven esencialmente del turismo. Durante el Verano numerosos paseantes frecuentan los pequeños valles del Oronaye y del Lauzanier, numerosos caminantes atraviesan los varios pasos de la Comuna, otros escalan las cumbres.

 

Durante el Invierno, Larche es el punto de partida de caminatas de esquiadores. Los tres andariveles del pueblo permiten iniciarse al esquí de pista. Pero Larche llego, principalmente, a ser un centro de esquí nórdico que posee el campo más amplio del Valle del Ubaye.

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